Présentation de l'IFDQSLa Qualitique en SantéQUALIDEM®
La qualitique
en Santé
N°1 - Qu'est-ce que la Qualité ?
N°2 - La démarche-qualité : notions-clés
N°3 - L'évaluation : objectifs et techniques
N°4 - Spécificité de la Qualité appliquée à la santé
N°5 - Evaluer la qualité en santé
N°6 - La démarche-qualité en santé libérale
Publications
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Aperçu sur la démarche qualité en santé
Dr P. RIMBAUD
L'assurance de la qualité
La démarche qualité en santé ambulatoire
La non-qualité en santé ambulatoire
Les indicateurs de pratiques en médecine ambulatoire
Table ronde Club CPA Santé
La Démarche Qualité : les médecins aussi !
Les bénéfices de la qualité et le coût de la non qualité en Santé
La Démarche Qualité : une épineuse nécessité !
La Démarche Qualité : passons à l'acte !
Qualité du système de soins : la valeur ajoutée des entreprises du médicament
De l'évaluation à la qualité en médecine
Les outils de la qualité dans le secteur ambulatoire
Les fiches IFDQS - 4. Spécificité de la qualité appliquée à la santé


Classiquement, la démarche-qualité est un état d'esprit qui, dans l'intérêt même de l'entreprise, vise la satisfaction du client. La recherche de la qualité n'est pas une idée neuve en médecine mais, comme dans l'industrie, le commerce et les services, il convient de la promouvoir. La qualité d'un système sanitaire repose sur (Bouget J, Honnorat C. Démarche qualité en médecine. Faculté de Médecine de Rennes - Apprentissage de l'exercice médical mars 2004) :

  • les structures disponibles et leurs règles d'organisation (définies en France par les schémas régionaux d'organisation sanitaire, en fonction d'objectifs fixés à partir des besoins) ;
  • la compétence professionnelle des soignants qui relève de leur formation initiale (diplôme national) et de leur formation continue (obligation légale), mais aussi de leur capacité à implémenter dans leur exercice les savoirs qu'ils ont acquis et les procédures de soins recommandées (qu'il faut régulièrement édicter et diffuser).

Il faut distinguer "qualité des processus sanitaires à l'oeuvre" et "qualité des soins dispensés", qui sont évidemment liées mais qui ne s'apprécient pas de la même manière. Ce n'est pas la même chose d'évaluer des moyens et des résultats, et privilégier les premiers ou les seconds peut conduire à des résultats opposés. En particulier, on n'oubliera pas de prendre en compte les "non-soins" dans la "non-qualité" : vaut-il mieux exclure certains de l'accès au soins (pour satisfaire le haut niveau d'exigence de ceux qui sont soignés) ou bien dispenser au plus grand nombre des soins imparfaits ?

La qualité des soins(définition conjointe OMS / JCAHO)

La Qualité des processus sanitaires

Qui sont les clients de la santé et que sont leurs besoins ?

C'est une question primordiale car il existe en médecine une dimension individuelle et une dimension collective. En effet, l'action sanitaire doit répondre aux attentes de multiples interlocuteurs : l'individu sain et les populations à risque, le malade et son entourage, les organismes financeurs et les employeurs, le ministère de la santé et ses nombreuses agences…. A la fois prestation de service et service public, elle doit prendre en compte des contraintes éthiques, sociales et économiques qui vont au delà du strict intérêt individuel.

Les "besoins du patient"

Comment mesurer la qualité du service rendu en santé ?

Notoriété, disponibilité, habileté, coût, sont quelques-uns des critères retenus par le consumérisme médical ambiant mais il est en réalité bien difficile d'énumérer et de pondérer tous les facteurs qui répondent aux attentes de la diversité des clients de la santé. Dans chaque spécialité, il faut donc disposer d'un " référentiel-métier ", descripteur de l'exercice en termes de fonctions et responsabilités - à côté des " référentiels techniques " qui décrivent des normes de bonnes pratiques.

Selon MG-FORM (Un référentiel professionnel pour le médecin généraliste) : " le référentiel professionnel décrit les prestations offertes par les praticiens, en tenant compte des concepts de la discipline et des missions institutionnelles confiées par la société. La profession se positionne ainsi clairement et participe ainsi à la reconnaissance de son métier. Un travail est en projet avec l'AFNOR, des représentants des usagers et d'autres partenaires institutionnels du médecin généraliste pour mettre en perspective les services rendus et les services attendus. (…) L'élaboration de mises en situation en vue du bilan en sera plus cohérente. Les critères d'évaluation seront spécifiés pour chacune des situations-tests choisies. "

Le Référentiel-métier

Un référentiel AFAQ : la sécurité sanitaire des cabinets de médecine libérale

Rappelons que les guides de bonne pratique détaillent des méthodes et techniques validées dans quelques situations répertoriées (ce que dans l'industrie on dénomme des " procédures "). Ce sont évidemment des outils importants au service de la qualité, mais ils ne décrivent pas globalement les missions, objectifs, tâches, méthodes, outils, techniques, connaissances, compétences et aptitudes qui constituent le savoir, le savoir-faire et le savoir-être de chaque métier de la santé (ce que dans l'industrie on dénomme les " processus "). On ne confondra donc pas les recommandations de pratiques avec les référentiels d'évaluation professionnelle.

Recommandations de Bonne Pratique Clinique

La démarche qualité en santé est-elle certifiable ?

Chaque acteur du système de soins, qu'il s'agisse d'une personne ou d'une structure, doit être en mesure de faire reconnaître son engagement pour la qualité. Une telle certification repose sur un audit (au sens large, c'est-à-dire pouvant utiliser diverses techniques d'évaluation), qui vérifie régulièrement la mise en œuvre d'un certain nombre de moyens et l'obtention d'un certain nombre de résultats, la liste de ces moyens et résultats figurant dans un " périmètre de certification " (dont les normes sont édictées pour l'industrie par des organismes comme l'AFNOR). C'est désormais le rôle de la Haute Autorité de Santé de fixer les normes de la Qualité en santé en France. Et c'est aux professionnels de s'engager dans une démarche obligatoire d'évaluation des pratiques.

La recherche de la qualité en santé est aujourd'hui considérée comme un enjeu politique majeur. Elle est à présent fermement inscrite dans la Loi. On peut même dire qu'elle est au coeur des mesures législatives d'envergure prises en mars 2002 et juillet-août 2004.

Lire :

ANAES. Qualité des soins : revue à travers la littérature des outils et des critères utilisés en médecine ambulatoire.Guide pratique, Novembre 1999 La Qualité en Santé

LA QUALITE EN SANTE Dr Olivier Dubois. Bulletin de l'Ordre des Médecins, Juin 1999 

Un sondage SOFRES/CNOM